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Très demandé sur les plateaux de télévision français, le sympathique Jamel incarne par sa très remarquable réussite dans un domaine où il n’est pourtant pas facile de s’illustrer, un parfait exemple d’intégration de jeunes français par la loi, qui assument pleinement leurs origines maghrébines.
ON N’A PAS tous les jours l’opportunité d’écrire sur un artiste . Un vrai. Surtout s’il est originaire du Bled. Quand on en a le privilège, on s’empresse de le faire. Et vite. On ne ménage pas l’effort d’aller voir un enfant de chez nous . Même si on doit attendre un peu. À la sortie de son dernier spectacle donné a Casablanca devant sa loge et au milieu d’un grand nombre de fans, Jamel Debbouze nous a réservé un accueil chaleureux. Malgré sa fatigue et sa voix cassée. Sympathique et simple, ce jeune humoriste issu de l’immigration a débarqué dans le monde du show-biz, il y a à peine dix ans et pourtant, il a conquis une place de choix au royaume des comédiens. De la scène à l’écran il a acquis en quelque temps, une notoriété et une légitimité méritées .Né en 1975 en banlieue française dans une modeste famille marocaine, il a commencé à découvrir son talent d’improvisation au théâtre dans son collège. Jamel fut amputé de la main droite, ce qui ne fut pas un obstacle à sa réussite Il fut rapidement et principalement adopté par le jeune public, mais ne saurait tarder à conquérir le grand public depuis ses apparitions sur scène en quelques années, il se trouve propulsé en haut de l’affiche .
Dix années bien remplies
Ceux qui l’ont côtoyé savent que pour l’apprécier il faut lui parler de la vie et non de ses faux-semblants que l’on nomme passionnément expérience. Ses amies disent de lui « il faut le ramener à s’ouvrir pour vous faire part, sereinement, de son amour pour les choses qui vous semblent futiles, les à côtés que l’on ne remarque plus » Jamel tourna son premier film intitulé TonTon en 1989 et son second en 1999 : Le ciel, les oiseaux et la mère
En 1994 il obtient le premier rôle dans un court-métrage de Nabil Ayouche « les pierres bleues du désert ». Il y incarne un jeune Marocain incompris par sa communauté. Son interprétation lui vaut le Prix Canal + du court-métrage . Jamel peaufine un travail systématique et rigoureux de définition de son art qui mène , par le biais d’une multiplication de rôles et de personnages , à une infinitude de la forme : travail formel poussé à l’extrême qui fait passer son homme pour un maniaque du détail , mais là c’est tout juste l’expression d’une grande exigence à l’égard de soi . Jamal ne laissera jamais la monotonie le talonner . En 1995 il réalise ce dont il rêvait : son premier one -Man show, 100 % Debbouze qu’il donne notamment au Trévise . chroniqueur sur Radio Nova. Très vite il passe au monde de la télé après des débuts sur Paris première, il s’est engagé sur Canal+ pour faire des sketchs lors de l’émission Nulle Part Ailleurs, le cinéma de Jamel, puis le monde de Jamel . À 29 ans, il est loin d’être à bout de souffle sans jamais quitter le terrain du concret et de son expérience de gars de banlieue, il tire les fils d’une saga extraordinaire : celle d’un jeune beur d’origine marocaine devenu l’acteur le mieux payé de France mais qui se fait encore arrêter par les flics. Fidèle à l’humour qui fait son succès, le comique, qui réunit dans la salle toutes les générations, parle toujours de lui de ses amies, sans esprit d’anti-communautarisme avec un regard qui dit long. Seul sur scène accompagné de son légendaire tabouret, il vous raconte tout ce qu’il s’est passé dans sa vie depuis 3 ans. Et il s’en est passé des choses ! Amélie poulain, Astérix, une chanson avec Snoopy Doggy Dog, son déménagement de Trappes à St Germain des Prés ...Ses relations avec les « meufs » et le « show-biz », sans oublier son frère Momo qui est la vraie star de famille Debbouze, la vie à Trappes et la découverte de nouveaux cousins venus du monde entier. Jamel ne souhaite qu’amener le spectateur vers l’essence même de ce que vivent ses personnages, une certaine vérité.
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